
Dans son livre "Ecriture", Stephen King expose ce qui le pousse à écrire. Pour lui, il n'y a pas de recette, de quoi nous remettre les pieds sur terre.
« L’imitation stylistique est une manière parfaitement honorable de commencer sa carrière d’écrivain, une étape qu’il est tout à fait impossible d’éviter; toutes les étapes ultérieures seront d’ailleurs placées sous le signe d’une imitation ou d’une autre. »
« De mon point de vue, un roman, une histoire, comporte trois éléments :
la narration, qui fait avancer le récit du point A au point B, et finalement jusqu’au point Z ;
la description, chargée de créer une réalité sensorielle pour le lecteur,
et les dialogues qui donnent vie aux personnages à travers leurs échanges verbaux. Vous vous demandez où je mets l’intrigue dans tout ça? La réponse, la mienne en tout cas, est : nulle part.
Je m’appuie bien plus sur l’intuition. La situation vient en premier. Les personnages qui, au début, sont sans relief et sans traits définis, viennent ensuite. Une fois que j’ai ces éléments bien en tête, j’entame la narration. J’ai parfois une petite idée de la façon dont tout ça se terminera, mais je n’ai jamais exigé d'un ensemble de personnages qu’ils se conforment à mes directives.
Dans certains cas, l’idée est celle que j’avais anticipée. Dans la plupart cependant, c’est quelque chose que je n’avais pas du tout prévu. Pour un écrivain de suspense, c’est fondamental. Parce que, du coup, je ne suis pas seulement le créateur du roman, mais son premier lecteur. Et si moi, je ne suis pas capable de deviner, même approximativement, comment toute cette foutue affaire va se terminer, cela veut dire que je peux être tranquille sur un point : le lecteur se trouvera dans cet état d‘anxiété qui l’oblige à tourner la page. »
« Une situation suffisamment forte rend toute la question de l’intrigue caduque. Les situations les plus intéressantes peuvent en général se présenter sous la forme d’une question: “Et si jamais?”...
Il ne te reste plus qu'à écrire.














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